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Le guide Poutre en I, un atout pour la paroi ossature bois

Publication du guide « Conception des parois verticales en
poutres en I à base de bois – Conformément aux eurocodes »

Réalisé par FCBA et C4Ci – Financement CODIFAB

 

Plan de coupe : construction à ossature bois avec poutres en I, exemple d'une maison individuelle Depuis plus de 20 ans, de nombreux pays européens (Scandinavie, Allemagne, Autriche, Suisse, Belgique) ont adopté l’usage de la poutre en I comme élément porteur vertical au sein d’une paroi ossature bois. Cette technique est particulièrement appréciée dans l’habitat à basse consommation d’énergie et la maison passive.

L’usage de la poutre en I a donc tout naturellement été reproduit en France ces dernières année. Principalement sous l’effet d’initiatives individuelles de maîtres d’ouvrages, d’architectes, de constructeurs ou encore d’industriels.

Ce type de solution est particulièrement adaptée aux enjeux de la transition énergétique. Les professionnels de la poutre en I, entreprises de la construction bois, proposent un premier document collectif sur ce sujet, sous la forme d’un guide de conception et mise en oeuvre. Ce guide de promotion doit permettre au plus grand nombre de s’en approprier les principes.

L’ouvrage a été rédigé par l’institut technologique FCBA et le cabinet de conseil en ingénierie C4Ci. Cette expertise s’est appuyée sur les orientations d’un comité de pilotage réunissant les trois organisations professionnelles  du secteur (UICB, UMB-FFB et Capeb-UNA-CMA). Le financement a été assuré par le Codifab.

Conception, Matériaux, Justifications, Fabrication et mise en oeuvre

De manière générale, le guide traite principalement des exigences de sécurité, d’aptitude au service, de résistance au feu et durabilité des structures bois. Il n’entre pas dans le détail des justifications de l’enveloppe (acoustique, thermique, transfert de vapeur, étanchéité à l’eau ou à l’air, etc.).

Après une introduction aux atouts de cette technique, et un rappel du domaine d’application couvert, ce guide présente  de manière synthétique le principe constructif et les principes généraux de conception poutre en I et ossature bois. Les maîtres d’ouvrage et les architectes découvriront dans cette partie les avantages et particularités de la solution poutre en I.

Schéma de distribution des efforts horizontaux de vent dans les murs à ossature bois et poutre en ILes bureaux d’études et constructeurs amenés à concevoir et mettre en oeuvre ce type de paroi trouveront dans la seconde partie du document des informations techniques plus détaillées. Notamment sur les dispositions relatives aux matériaux, les méthodes de dimensionnement et de justification, ainsi que les éléments relatifs à la fabrication et la mise en oeuvre de ce type de parois.

La partie relative au dimensionnement et justifications est basée sur les acquis techniques et scientifiques partagés, qui permettent une première approche de la vérification et de la conception.

Les éléments présentés dans ce guide sont basés sur la règlementation et les normes en vigueur à la date de publication de ce guide. Les schémas et informations ont valeur d’exemple et n’exonèrent pas le lecteur de sa responsabilité et de l’exercice de ses devoirs professionnels.

 

page de garde du guide pratique "Conception des parois verticales en poutres en I à base de bois"

Téléchargez le Guide pratique « Conception des parois verticales en poutres en I à base de bois »

Téléchargez le guide « Construction bois et gestion de l’humidité en phase chantier »

La gestion de l’humidité en phase chantier dans les bâtiments thermiquement performants, a été identifiée comme capitale dans de nombreux rapports de retours d’expériences. Pour un principe constructif majoritairement à base de bois, le caractère intrinsèquement hygroscopique du matériau, doit être pris en compte, d’autant qu’il s’accompagne proportionnellement de variations dimensionnelles. Il convient donc de bien anticiper la gestion des variations hygrométriques de tous les ouvrages qui en sont composés, entre leur état en sortie d’atelier, en phase chantier et enfin en service.

Dans le cadre d’un financement CODIFAB (Comité Professionnel de Développement des Industries Françaises de l’Ameublement et du Bois), l’Union des Industriels et Constructeurs Bois a missionné le bureau d’ingénierie français Ingénéco Technologies, afin de réaliser un guide de gestion de l’humidité pour les opérations de construction bois.

 

Figure 19 du guide "Construction bois et gestion de l'humidité en phase chantier"Ce guide aborde les connaissances générales à maîtriser pour le traitement du sujet de la gestion de l’humidité et donne des dispositions générales à prendre ou à connaître. Il propose également des méthodes, moyens et exemples de prévention contre les augmentations excessives d’humidité en phase conception, avant le chantier (atelier, transport, stockage), pendant le montage, avant le second oeuvre et pendant le second oeuvre.

Des schémas explicatifs sont accompagnés de photographies illustrant des bonnes pratiques d’entreprises. En annexe de ce guide, les entreprises souhaitant se prémunir contre les risques d’une mauvaise mise en oeuvre de leurs matériaux pourront consulter et utiliser des fiches d’auto-contrôle type. Ces fiches concernent tout autant les points de vigilance à l’expédition des éléments bois, que leur réception sur le chantier que le montage avant mise hors-d’eau / hors-d’air.

 

Ce guide s’adresse à tous les acteurs d’un programme en construction bois : maîtrise d’oeuvre, maîtrise d’ouvrage, bureaux d’études, fabricants et constructeurs bois, entreprises de second oeuvre, entreprises de couverture et d’étanchéité, transporteurs. Il est complété par un Mémo Chantier, plus court, reprenant les éléments les plus significatifs afin d’être utilisé de façon opérationnelle à l’aide de fiches pratiques pour la protection en nez de dalle, la jonction entre planchers et éléments murs, au niveau des réservations et pour l’évacuation des eaux de pluie ou de neige fondue.

 

Téléchargez le guide complet

Téléchargez le Mémo Chantier

La construction bois au coeur de la Stratégie nationale bas-carbone

Logo de la stratégie nationale bas-carboneLe ministère de la Transition écologique et solidaire a publié fin avril la Stratégie française pour l’énergie et le climat.  Cette feuille de route fixe le cadre menant la France vers une société décarbonée, en mettant l’accent sur les avantages de la construction bois pour permettre au secteur du bâtiment d’atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050.

Retrouvez en ligne :

 

L’UICB se félicite de cet engagement de l’Etat, qui fixe des objectifs ambitieux pour la réduction de l’empreinte carbone des Français, notamment par la mise en oeuvre d’une transition vers une économie bas-carbone pour tous les secteurs d’activité. Les entreprises de la filière bois seront particulièrement intéressées par le contenu de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC). Voici les points importants à retenir de ce document de presque 200 pages :

 

Objectifs de la stratégie nationale bas-carbone pour le secteur du bâtiment

 

Renforcer l’absorption de carbone par le secteur forêt bois

  • Substitution des matériaux énergivores par des matériaux biosourcés
  • Augmentation de l’utilisation de biomasse forestière d’ici 2028 (multipliée par 1,5 entre 2016 et 2028)
  • Valorisation énergétique des produits biosourcés ou de déchets issus de ces produits qui se substituent aux énergies fossiles
  • Stockage carbone dans les produits bois et ceux à base de bois-déchet
  • Séquestration de carbone dans l’écosystème forestier
  • Volonté d’augmenter l’utilisation des feuillus

 

 

 

Développer l’usage du bois constructionObjectif 4 de la stratégie nationale bas-carbone : augmenter les puis de carbone

  • Augmenter les volumes prélevés en forêt à 75 Mm3 en 2050 (44 Mm3 en 2015)
  • Privilégier l’utilisation du bois en tant que matériau par rapport à l’usage énergétique
  • Multiplier par 3 d’ici 2050 l’usage des produits bois à longue durée de vie
  • Augmenter la surface forestière et le volume de bois utilisé à longue durée de vie pour compenser la perte de stock de bois sur pied dans les surfaces récoltées et renouvelées

 

Réduire les consommations d’énergie dans le bâtiment

  • Diminution de 95% des émissions du secteur bâtiment à l’horizon 2050
  • Lutter contre les passoires énergétiques
  • Accélérer la rénovation des bâtiments scolaires
  • Atteindre le niveau Bâtiment Bas Carbone par la rénovation complète de 370.000 logements par an jusqu’en 2030, qui 700.000 entre 2030 et 2050. Le même rythme sera adopté pour les bâtiments tertiaires

 

 

Afin de remplir ces objectifs, la feuille de route Stratégie nationale bas-carbone chiffre d’investissement nécessaire entre 15 à 25 milliards d’euros par an entre 2019 à 2032 dans le secteur du bâtiment.

Relance des chantiers : les escaliers bois prêts à poser

L’UICB et son groupement métier AFEB (Association des Fabricants d’Escaliers Bois) ont réalisé une enquête auprès des entreprises du secteur, entre le 30 avril et le 5 mai. Les fabricants et poseurs d’escaliers attendaient avec impatience le rédamarrage des chantiers de construction. Après plus d’un mois d’interruption, la filière des escaliers en bois a fait preuve d’une grande souplesse. Les entreprises peuvent déjà répondre à leurs clients pour achever les chantiers à l’arrêt et relancer partout la production et la pose. D’ici la fin de l’été, l’escalier bois se prépare à retrouver un niveau d’activité quasi-normal. Mais l’AFEB veut éviter que l’accumulation des retards pèse sur la reprise.

 

Après un moi d’avril sans activité, tout est prêt à repartir

arret-activite-covid19-escaliers-bois-afeb-uicbTrès peu d’entreprises ont pu continuer à produire depuis le début du confinement, avec un arrêt quasiment complet constaté parmi les adhérents de l’UICB-AFEB, depuis le 13 avril. La nouvelle période qui s’ouvre la semaine prochaine devrait connaître une réouverture massive des chantiers. Le redémarrage de la construction a déjà commencé, les entreprises interrogées constatent un redémarrage chez tous leurs clients qu’ils soient promoteurs, constructeurs ou artisans.

 

Les fabricants et poseurs d’escaliers, comme leurs confrères de toute la filière bois, ont rencontré des difficultés pour s’équiper en matériels de protection individuelle (EPI : masques, gants, gel) mais elles sont aujourd’hui résorbées. Ils soulignent aussi la complexité à mettre en place un Plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS) qui assurera des conditions de travail sûres pour leurs compagnons. Enfin, la mise en place des mesures sanitaires peut s’avérer difficile quand il s’agit de le faire en coordination avec les autres acteurs de certaines opérations.

 

Un mois pour préparer la reprise

La quasi-totalité (92%) des entreprises de la filière ont dû recourir aux dispositifs d’activité partielle, permettant ainsi aux salariés de traverser cet arrêt d’activité dans la sécurité sanitaire et économique. Mais quelques ateliers ont pu continuer à tourner au ralenti pendant le confinement, leur permettant de conserver la capacité de se projeter rapidement vers une relance au moins partielle.

L’arrêt de la production et de la pose n’a pas empêché la poursuite de certaines fonctions essentielles pour assurer la reprise : 61% des entreprises ont su mettre en place le télétravail pour leurs services commerciaux, administratifs et bureaux d’études. Cette adaptation  des escaliéteurs aux conditions imposées par le confinement permettra un redémarrage rapide de leur activité. La souplesse des entreprises sera l’une des clés du rebond économique pour tout le secteur du bâtiment.

 

L’été s’annonce décisif pour assurer la relance de l’activité

activite-covid19-vision-prospective-escaliers-bois-uicb-afebD’ici la fin du mois de septembre, les entreprises interrogées espèrent rattraper peu à peu le retard accumulé depuis mars. S’il est difficile de se projeter pour l’instant au-delà de cette échéance, l’été s’avère décisif pour assurer les bases d’une reprise solide.

Les escaliers faisant partie des dernières mises en œuvre, les entreprises sont dans les starting-blocks pour répondre aux commandes dès que possible. Cette spécificité d’être en bout de chaîne fait justement craindre un effet domino pour le secteur si la reprise dans le bâtiment tardait trop. L’UICB restera donc vigilante, en incitant notamment les maitres d’œuvre à faire preuve de bon sens pour éviter des surcoûts inutiles.

 

Pour une reprise durable et responsable

Enfin, si la reprise est aussi urgente qu’indispensable, il est également nécessaire qu’elle soit durable et responsable. L’UICB encourage donc tous les donneurs d’ordre, et bien entendu les pouvoirs publics, à faire de ce moment de crise une opportunité de réflexion et de questionnement de leurs pratiques.

 

L’Union des Industriels et Constructeurs Bois encourage notamment :

  • à privilégier un choix de prestations ou de produits de construction basé sur la qualité, et à s’appuyer sur des critères clairs et objectifs
  • à ne pas sacrifier les objectifs en matière de sécurité des populations, en évitant un assouplissement de la norme de fabrication pour les garde-corps
  • à encourager la création d’emplois et de richesses dans notre pays, en faisant appel à des entreprises qui disposent de leur outil de production sur le territoire national

Guide de sécurisation pour les blocs-portes en bois sur pivots linteau

L’ATF-BPT publie un guide de contrôle et de sécurisation pour les blocs-portes en bois équipés de pivots linteau.

Ce document s’adresse aux entreprises de mise en oeuvre ainsi qu’aux propriétaires de parcs immobiliers (hôpitaux, groupes scolaires, EHPAD, etc.). Il comporte 6 types de recommandations :

  • Jeux à respecter
  • Contrôle de la penture haute
  • Contrôle de la penture basse
  • Installation et environnement du bloc-porte (butée)
  • Recommandations de maintenance
  • Terminologie

 

L’Association Technique des Fabricants de Blocs Portes Techniques (ATF-BPT)
est membre de l’UICB

Guide de contrôle et de sécurisation des blocs-portes bois sur pivots linteau

Téléchargez le guide de l’ATF-BPT

Coronavirus – Poursuite de l’activité sur les chantiers de construction

 

Lettre ouverte de l’UICB aux membres du gouvernement

 

L’Union des Industriels et Constructeurs Bois (UICB) regroupe les entreprises de la construction et de la fabrication de solutions constructives en bois et matériaux biosourcés. Notre organisation professionnelle a donc la particularité de fédérer à la fois des industriels fournisseurs et des entreprises de construction. Elle dispose ainsi d’une vision complète sur l’ensemble de la chaîne du secteur de la construction bois.

Nos entreprises estiment qu’une poursuite de l’activité dans leurs secteurs est possible, et même souhaitable. Mais pour que celle-ci soit durable, responsable et soutenue, un certain nombre de conditions doivent être remplies.

 

Un constat partagé : des difficultés à poursuivre la plupart des chantiers de construction

 

Malgré une volonté partagée des salariés et des chefs d’entreprises de tout mettre en œuvre pour assurer la continuité de production et de prestation pour leurs clients, la réalisation des chantiers s’avère aujourd’hui très difficile.

En effet, conformément aux décisions prises par le gouvernement, nos entreprises se doivent, bien entendu, de respecter scrupuleusement les dispositions destinées à ralentir la propagation de la pandémie. C’est la responsabilité morale et juridique du chef d’entreprise. Ces dispositions sont plus ou moins faciles à appliquer en fonction des situations, sur site de production ou sur chantiers. Dans un certain nombre de cas, elles peuvent être contradictoires avec les conditions pratiques d’exercice professionnel : promiscuité dans les ateliers, sur les chantiers, dans les véhicules, sur les zones de vie et de repos, etc. Elles peuvent aussi nécessiter des équipements (masques, gants, gel hydro-alcoolique, outillages en nombre suffisant) qui sont peu ou pas disponibles.

La difficulté de mise en œuvre de ces mesures sanitaires provoque une légitime inquiétude chez les salariés qui, sans forcément exercer leur droit de retrait, manifestent leur réticence à exercer une partie des tâches leur incombant habituellement. Nos chefs d’entreprise savent entendre cette inquiétude et la prendre en compte. Cette réticence des salariés est d’autant plus grande que l’une des dispositions clés pour prévenir la propagation du COVID 19 est le confinement. A cette inquiétude des salariés, s’ajoutent des difficultés logistiques (transport, hébergement…) ne permettant pas toujours la réalisation de leurs missions dans des conditions prévues par le droit du travail. De plus, plusieurs entreprises nous ont fait savoir que leurs salariés étaient empêchés de rejoindre les chantiers à l’occasion de contrôles routiers par les forces de l’ordre.

Outre ces obstacles, nous constatons par ailleurs que depuis les annonces du 16 mars, la plupart des chantiers sont arrêtés, du fait des maitres d’ouvrage privés…ou publics. De nombreuses collectivités, mairies ou régions, ont ainsi ordonné la suspension des travaux.

Enfin, un certain nombre d’entreprises commence à connaître des ruptures d’approvisionnement en composants voire en matière première. Ces ruptures sont provoquées par des arrêts de production dans certains secteurs ou par des problèmes de transport.

Sur nos marchés, où une large part des éléments de construction est préassemblée sur sites de production, ceux-ci connaissent donc une baisse rapide de leur activité du fait de l’effondrement de la demande chantier et des contraintes logistiques (notamment en matière de transport de pièces volumineuses).

 

Un objectif commun : donner la priorité à la construction pour poursuivre l’activité dans de bonnes conditions

 

Nous estimons que la continuité de l’activité dépend aujourd’hui de la mise en place de certaines mesures, tout autant que de l’engagement collectif de nos entreprises, de nos collaboratrices et de nos collaborateurs.

Nous souhaitons que soit fixée par l’Etat, après concertation avec les professionnels et les organisations syndicales de salariés du secteur, une date à partir de laquelle le secteur « bâtiment/construction » dans son ensemble sera considéré comme secteur prioritaire et activité essentielle à la Nation. Ce caractère prioritaire devra notamment se traduire par la capacité des pouvoirs publics à mettre à disposition des entreprises les équipements individuels (masques et gants en particulier) en quantité suffisante pour permettre le respect des mesures sanitaires et des dispositions du Code du travail relatives à nos activités.

Avant cette date, et à compter du 17 mars, nous souhaitons que les dispositions habituelles du Code du travail sur l’activité partielle et que les mesures exceptionnelles mises en œuvre par l’Etat pour soutenir les acteurs économiques, s’appliquent sans condition et sans restriction à l’ensemble des entreprises de notre secteur. Après cette date, nous encourageons les pouvoirs publics à moduler l’application de ces dispositions et de ces mesures.

Nous souhaitons également qu’entre le 17 mars et la date fixée pour la « priorisation » du secteur du bâtiment, les pouvoirs publics, en concertation avec les professionnels, examinent toutes les solutions possibles pour prévenir les décisions unilatérales, prises par les maîtres d’ouvrage publics ou privés, de fermeture de chantier ainsi que pour la mise en place d’un moratoire sur les pénalités de retard sur cette période. Il est par exemple essentiel que les prochaines lois d’habilitation créent un cadre juridique de continuité clair et transparent pour tous.

Simultanément à ces mesures, l’UICB incitera ses entreprises adhérentes à la poursuite de l’activité et les accompagnera au mieux. S’appuyant sur l’expertise des organismes de prévention et la médecine du travail, ainsi que sur les recommandations déjà formulées dans certains secteurs, l’UICB et, plus largement la filière Bois-Forêt, sont d’ores et déjà en train de réaliser une série de recommandations permettant de concilier protection optimale des salariés et continuité de l’activité.  Ces recommandations sont une déclinaison sectorielle des préconisations gouvernementales, enrichie des premières remontées d’information de nos entreprises. Nous les diffuserons, bien entendu, à l’ensemble des acteurs intéressés.

En écho aux déclarations de M. Le Ministre de l’Economie et des Finances, nous sommes naturellement à la disposition des pouvoirs publics comme de nos organisations homologues du secteur de la construction et des industries de construction pour contribuer ensemble à la mise en œuvre de solutions efficaces pour assurer la sécurité de tous en assurant la continuité des activités économiques essentielles.

 

Le Président de l’Union des Industriels et Constructeurs Bois

 

            Frédéric CARTERET

Les professionnels de l’immobilier plébiscitent le bois

Le Groupe ESPI a réalisé une enquête sur « Les métiers de l’immobilier et le Bois », à l’initiative de l’UICB et avec le soutien du CODIFAB.

Réalisée en octobre 2019, l’enquête porte un diagnostic sur la perception de l’utilité du bois

Inès TROJETTE, enseignant chercheur à l’ESPI (École Supérieure des Professions Immobilières – 5 campus en France, 1800 étudiants) : « Nous avons interrogé 364 personnes qui travaillent dans l’immobilier ou qui se préparent à y faire carrière : professionnels en activité, Professeurs, diplômés et étudiants. Nous leur avons posé 36 questions afin d’avoir l’idée la plus précise possible de leur perception du bois. Ces questions portaient sur 7 sujets principaux : l’écologie, l’économie, la technique, la sécurité, l’esthétique, le confort et la santé. Je dois dire que les réponses à certaines questions m’ont surpris. Ils révèlent beaucoup d’idées préconçues sur le bois mais également sa très forte attractivité. »

 

 

Résultats de l’enquête :

L’analyse détaillée des résultats montre les facteurs d’attractivité du matériau bois dans la construction :

– Le bois évoque la modernité, l’élégance et la solidité

– Le bois est un matériau renouvelable, il fait baisser l’impact carbone de la construction et réduit les dépenses énergétiques

– Les personnes interrogées ont conscience qu’en utilisant du bois, on raccourcit la durée d’un chantier

– Plus le niveau d’étude de la personne interrogée est élevé, plus le bois est jugé comme attractif

 

Cependant, les répondants expriment des inquiétudes et une certaine sous-information :

– Une majorité d’entre eux pensent que le coût de la construction est plus cher, et les coûts d’entretien plus importants

– De la même façon, les insectes xylophages (termites) sont une contrainte pour la construction en bois

– Le bois est jugé plus dangereux que d’autres matériaux (craintes d’incendie)

– Ils soulignent le manque de formation et de spécialistes du bois, ainsi qu’une communication insuffisante sur l’usage du bois

 

Le bois : matériau d’avenir

Le bois est de plus en plus utilisé pour construire des bâtiments en France, notamment pour construire des maisons individuelles. Le marché se porte bien, avec 1.7 milliards d’€ de chiffre d’affaires dans le domaine de la construction bois, 28 000 emplois directs dans la mise en oeuvre, 25 000 dans la fabrication et plus de 2500 entreprises.

Romain CANLER, délégué général de l’UICB : « Utiliser le bois dans la construction représente un formidable potentiel. Grâce à des choix de conception réfléchis, le bois peut limiter les émissions de gaz à effet de serre. Et permet bien entendu d’adopter une démarche d’éco construction. L’enquête du Groupe ESPI montre que chez de nombreux acteurs de l’immobilier subsiste une importante sous-information et certains préjugés. Mais il y a du positif pour nous, industriels et constructeurs bois, car la plupart de ces acteurs reconnaissent les vertus prêtées au bois : l’élégance, la robustesse et la solidité. »

 

Pour en savoir plus, téléchargez les supports de l’étude sur le site du CODIFAB :

Rapport de l’étude : les professionnels de l’immobilier et le bois (Ines Trojette – ESPI, 5 pages, 2019)

Présentation de l’étude (power-point de restitution du 6 décembre 2019)

Marquage CE des portes extérieures et industrielles résistantes au feu

Depuis le 1er novembre 2019, les portes industrielles ainsi que les blocs-portes extérieurs résistants au feu, doivent être marqués CE. L’Association Technique des Fabricants de Blocs-Portes Techniques (ATF-BPT) fait le point sur la situation.

 

Qu’est-ce que le marquage CE ?

Le marquage CE n’est pas un label de qualité, mais un marquage réglementaire obligatoire pour tous les produits couverts par une norme européenne harmonisée. Il autorise la libre circulation de ces produits dans l’Espace Economique Européen (EEE).

En établissant la Déclaration des Performances (DoP) et en apposant le marquage CE, le fabricant assume la responsabilité de la conformité du produit qu’il met sur le marché.

 

Comment s’applique le marquage CE des fermetures résistant au feu ?

Le marquage CE des portes et fermetures résistant au feu est régi par la norme harmonisée EN 16034 qui s’applique conjointement avec les normes produits, devant elles-mêmes être harmonisées. A ce jour, seul les blocs-portes extérieurs (EN 14351-1) pour piétons et les portes industrielles (EN 13241) disposent d’une norme harmonisée et sont donc soumis au marquage CE depuis le 1er novembre 2019. Les blocs-portes intérieures dont la norme (EN 14351-2) n’est pas citée au JOUE ne sont donc pas soumis au marquage CE.

 

Que contient le marquage CE ?

Le marquage CE s’applique sur les blocs-portes extérieurs et les portes industrielles vendus complets et faisant l’objet d’une commande unique (ou d’une offre ou devis unique avec possibilité de livraisons séparées).

Il couvre uniquement les caractéristiques du produit et ne couvre notamment pas les conditions de compatibilité des portes avec les systèmes de sécurité incendie (SSI).
Le certificat « NF Portes résistantes au feu en métal ou en bois » de mode 2 reste le mode de preuve privilégié pour s’assurer de la compatibilité avec les systèmes de sécurité incendie.


Pour en savoir plus, une plaquette d’information est disponible en téléchargement sur le site de l’ATF-BPT :

http://www.uicb.pro/wp-content/uploads/2017/01/Plaquette-GIF-ATF_WEB.pdf (pdf 434 Ko)

CONFORT/ BIEN-ÊTRE/ SANTÉ

Les Bains-Douches- RED-Architectes – Perspective : RED-IMAGES

Confort, bien-être, santé : un axe fort pour l’UICB

En coordination avec l’ensemble des acteurs de la filière, l’UICB s’engage sur un axe important pour le développement du bois dans la construction depuis plus d’un an : l’impact du bois sur l’usager, son confort, son bien-être et sa santé. Un axe qui met en mouvement de nombreux domaines, depuis les approches scientifiques jusqu’aux analyses sociologiques ou marketing.

De nombreux travaux et initiatives sont ainsi lancés :

  • Un premier dossier a été réalisé en partenariat avec le groupe Business Immo à l’occasion du SIMI en décembre dernier, afin de défricher les sujets et faire témoigner les acteurs
    –> TÉLÉCHARGER le dossier Le sens du Bois
  • Une conférence a été donnée à l’occasion du Forum Bois Construction en avril dernier, faisant intervenir FBIE, ADIVBOIS, l’UICB et présentant un retour d’expérience édifiant sur un bâtiment de la médecine du travail
  • Le 21 mai dernier, l’UICB a organisé – avec le soutien du CODIFAB – une conférence intitulée Wood & Work à destination de la promotion immobilière et des investisseurs. Biologistes, promoteurs, utilisateurs, agenceurs y ont échangé sur la valeur ajoutée du bois quant à l’expérience de l’habitant
    –> TÉLÉCHARGER la synthèse de la conférence Wood & Work
  • Le 24 juin prochain, l’UICB sera présent aux Assises du Logement et interviendra sur cette thématique, aux côtés de RED Architectes (concepteurs du projet Bains-Douches, un des premiers projets de Réinventer Paris qui sera livré cet été) (voir l’article sur le projet)
Les Bains-Douches- RED-Architectes – Perspective : RED-IMAGES

Les travaux en cours (tant au FCBA avec les études menées, qu’au sein d’ADIVBOIS avec le projet « Vivre Bois » récemment exposé, ou encore au sein de FBIE avec Wood Health…) convergent vers ce sujet majeur. L’UICB participe activement à ces projets pour accompagner leur développement.

ÉTUDE « EMPLOIS ET COMPÉTENCES »

Invitation à participer aux Ateliers en ligne, organisés au cours du mois de juin 2019, pour l’enquête du secteur de la construction bois.

 

Contexte et objectifs

L’enquête sectorielle réalisée à l’initiative de l’UICB sur les emplois et les compétences du secteur de la construction bois a pour objectif de réaliser un diagnostic de la situation actuelle, des facteurs d’évolution et leurs impacts probables sur les métiers de la branche construction bois.

Ateliers en ligne

L’UICB sollicite ses membres afin de recueillir leurs avis sur les emplois et les compétences des métiers de la filière, et d’affiner au mieux les résultats de l’étude. Fiches métiers, compétences et parcours de formation vous seront ainsi présentés au cours de ces ateliers.

Programme et déroulement

4 ateliers en ligne sont programmés au cours du mois de juin

  • 4 ateliers (1 atelier par famille métier) sont prévus les
    • 20 juin « Recherche et conception »,
    • 21 juin « Fabrication et production »,
    • 24 juin « Mise en œuvre et construction »
    • 25 juin « Négociation et communication »
  • Vous pouvez vous inscrire à un ou plusieurs ateliers de votre choix
  • Vous pouvez participer depuis un ordinateur ou une tablette
  • Durée de chaque atelier : 3 heures

INSCRIPTION
Cliquer ici

Votre mail de contact : emelien@arthur-hunt.com

 

Télécharger le courrier de Romain Canler, Délégué Général de l’UICB

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