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L’association Terrasse Bois rejoint l’UICB

L’ATB (Association Terrasse Bois) œuvre désormais au sein de l’Union des Industriels et Constructeurs Bois. Après l’élan impulsé fin 2019 par la fusion de huit des syndicats adhérents à l’UICB, un nouvel acteur rejoint en juillet les entreprises qui défendent le bois et autres matériaux biosourcés dans la construction.

 

Terrasse bois sur un plan d'eau intégré dans un jardin d'une maison particulièreL’Association Terrasse Bois (ATB) rassemble une cinquantaine d’entreprises, poseurs, experts et industriels de la terrasse en bois. En rejoignant l’UICB, ces professionnels poursuivent le mouvement fédérateur qui réunit la famille des industriels et constructeurs de la construction en bois et biosourcés.

L’UICB-ATB vise à promouvoir la terrasse bois et ses produits connexes par un développement durable et une mise en œuvre de qualité. Destinés à sécuriser les utilisateurs et à promouvoir l’expertise des intervenants du secteur, ces objectifs ont déjà conduit l’ATB à diffuser plusieurs documents techniques et guides pratiques (à retrouver sur notre page dédiée au groupement métier Terrasse en Bois).

Très active sur les enjeux de formation et de communication, l’association disposera en retour de la mutualisation des services offerts par l’UICB à ses adhérents : animation et commissions techniques, soutien aux marchés, assistance juridique, conseil en affaires sociales, valorisation des métiers, représentation des intérêts de la filière, informations professionnelles exclusives, rencontres et échanges.

Le nouveau groupement Terrasse de l’UICB continuera de mettre en relation les architectes, maîtres d’ouvrage, entreprises générales et particuliers avec des experts qualifiés pour intervenir sur tous types de missions liées à la réalisation de terrasses en bois (rédaction d’appels d’offres, réception et pilotage de chantier) ainsi que sur des missions d’expertises judiciaires ou amiables.

 

Montage d'une terrasse boisL’expertise de l’ATB sur le développement des Normes (DTU 51.4 Platelages extérieurs Bois, Norme NF B54-040 Lames de Platelages en Bois, Norme CTB-WPC Decking) sera un atout supplémentaire pour l’UICB dans son combat en faveur de la qualité d’une filière bois qui vise l’excellence.

La filière terrasse bois a traversé l’état d’urgence sanitaire sans arrêt d’activité, et aborde la relance avec sérénité. Chantier par définition à l’extérieur, la terrasse bois a bénéficié de la confiance de ses clients grâce à la mise en place rapide et efficace des consignes de sécurité et des gestes barrières contre la Covid-19. Grâce à la diversité des sources d’approvisionnement, les livraisons se sont poursuivies même au plus fort du confinement mondial.

L’ATB devient le 9ème groupement métier qui composent l’UICB et animent son activité au quotidien, aux côtés des autres collèges : Constructeurs, CLT, Lamellé collé, Ossature, Charpente industrielle, Bâtiment agricoles, Poutre en I et Escaliers. De plus, trois associations professionnelles adhèrent à l’UICB, tout en conservant leur structure : AICB (biosourcés), ATF-BPT (blocs-portes, façades de gaines, trappes), SNAPB (applicateurs de préservation).

 

La terrasse bois en quelques chiffres

 

  •  Le marché de la terrasse bois représente aujourd’hui en France un chiffre d’affaires de l’ordre de 680 millions d’euros
  • Environ 234 000 m3 de bois consacrés à la terrasse en France, pour une surface posée de 6,2 millions de m2
  • Part de marché : autour de 16 % sur le marché global des revêtements de sols

Un pas de plus vers la préfabrication des façades bois

Le NF DTU 31.4 – Travaux de bâtiments – Façades à ossature bois, est paru en juin 2020. L’UICB a été force de proposition et se félicite de l’arrivée de cette nouvelle version

 

Plus de préfabrication pour une limitation des nuisances chantiers

Ces façades à ossature bois non structurales, destinées à venir en remplissage des façades d’une structure porteuse, sont constitués d’éléments de grandes dimensions qui seront accrochés sur l’ossature du bâtiment. Ces éléments sont dans la grande majorité des cas préfabriquées en atelier et permettent ainsi une limitation des interventions sur la façade en phase chantier, limitant ainsi les nuisances pour les riverains et la collectivité.

Une technique connue désormais reconnue

Les travaux d’élaboration du NF DTU 31.4 se sont largement nourris des travaux de rédaction du NF DTU 31.2 et des règles professionnelles RAGE Façades ossatures bois non porteuses. La sortie de ce nouveau document permet de lever les interrogations persistantes quant à la traditionnalité de ces éléments de façade. Les façades ossatures bois sont désormais permises selon le NF DTU 31.4 pour des constructions dont le plancher bas du dernier niveau est situé à une hauteur inférieure ou égale à 28m de haut.

Un pas de plus vers la mixité des matériaux

Les façades non structurales définies dans ce nouveau DTU pourront être mises en œuvre sur tout type de structure : métallique, maçonnerie, béton ou bois. La mixité, afin notamment d’utiliser le bon matériau au bon endroit, pourra désormais s’appliquer également sur les façades.

Des solutions éprouvées en situation incendie

Ces solutions de façades sont également validées d’un point de vue de la sécurité incendie dans le guide bois construction et propagation du feu par les façades. Une note datée du 4 juin 2020 et disponible ici vient apporter des précisions sur l’utilisation du guide à la suite de la publication de l’arrêté du 07 aout 2019 modifiant l’arrêté du 31 janvier 1986 et visant plus particulièrement la propagation du feu par les façades.

 

Les adhérents de l’UICB bénéficiant d’un abonnement gratuit à Batipedia, ils peuvent consulter sans restriction le DTU 31.4 ainsi que l’ensemble des documents normatifs.

10 mesures pour une relance écologique et durable

L’UICB porte au débat public ses 10 propositions pour assurer la relance économique dans le secteur de la construction. Cette relance ne sera durable qu’à la condition de s’appuyer sur des objectifs environnementaux et sociaux ambitieux

 

Comme de nombreux pays, la France a été brutalement touchée par la pandémie mondiale du COVID 19. Si la situation sanitaire semble progressivement s’améliorer, il est d’ores et déjà acquis que les conséquences économiques de la pandémie seront extrêmement importantes.

Le secteur du bâtiment, qui contribue à plus de 10% de PIB français et concentre 7% des emplois privés, sera l’un des plus affectés.

La paralysie des chantiers, les surcoûts liés à la mise en œuvre des dispositions sanitaires, le durcissement des conditions de financement, le rallongement des délais administratifs et, plus généralement, la crise de confiance des donneurs d’ordre publics ou privés, frappent durement un tissu d’entreprises majoritairement composé de TPE et de PME.

Cette situation, aussi inédite que brutale pour les entreprises du secteur, exige des mesures rapides et fortes. Mais elle doit être également l’occasion d’une remise en cause collective et d’une accélération de la transformation de nos filières. Ainsi, il ne peut y avoir de contradiction entre le soutien urgent à apporter aux acteurs économiques et la nécessité de répondre aux défis du changement climatique et du rétablissement d’un lien social plus fort.


Relancer la « mécanique » du bâtiment

1. Amortir le choc économique

·       Mutualiser le coût de la mise en œuvre des dispositions sanitaires et des nouvelles contraintes sur chantier, en le répartissant équitablement entre les entreprises de construction, les maîtres d’ouvrage et les pouvoirs publics.
·       Prolonger tous les délais d’exécution de 4 mois  afin de pas infliger aux entreprises des pénalités de retard injustes (période de confinement et période d’adaptation aux dispositions sanitaires).

2. Permettre la continuité d’activité

·       Poursuivre les chantiers durant la période estivale pour combler le retard accumulé, en empêchant les décisions locales d’arrêt.

3. Soutenir la demande

·       Redéployer le dispositif du prêt à taux zéro.
·       Assouplir les règles de déblocage de l’intéressement et de la participation pour des projets immobiliers.

4. Prévenir l’accentuation de la crise

·       Accélérer la dématérialisation de l’instruction des autorisations administratives dans l’ensemble des collectivités, et assurer une continuité de service à 100% jusqu’à la fin de l’année 2020 pour éviter de retarder et décaler les projets de construction pour des motifs administratifs.


Répondre aux attentes sociétales

5. Garantir la qualité des réalisations

·       Renforcer les moyens de contrôle des services de l’Etat sur la conformité des produits et des règles de consutruction,  et encourager les démarches qualité des entreprises.

6. Limiter l’impact de l’acte de construire

·       Préfabriquer davantage pour réduire les délais, les contraintes pour les riverains, le nombre d’intervenants sur chantier et l’exposition aux risques sanitaires : pour ce faire, faciliter le paiement systématique des études et étendre l’échéancier de paiement spécifique à la préfabrication prévue dans la loi ELAN à l’ensemble des réalisations.

7. Généraliser la flexibilité des usages

·       Privilégier des solutions constructives permettant de modifier l’usage d’un bâtiment aussi souvent que nécessaire tout au long de sa vie.


Maintenir le cap de la transition écologique

8. Favoriser le recours aux matériaux biosourcés

·       Créer un bonus/malus sur les produits de construction et intégrer dans les marchés publics la notion de stockage carbone, pour la construction neuve comme pour la réhabilitation, en s’appuyant sur le label « bâtiment biosourcé ».

9. Construire un cadre réglementaire ambitieux

·       Maintenir les ambitions de la Réglementation Environnementale 2020, fixer des seuils d’exigence ambitieux pour les indicateurs environnementaux obligatoires et créer un label pour reconnaître les acteurs qui mettent en œuvre les indicateurs optionnels.

10. Mobiliser les élus

·       Organiser la formation systématique des élus en s’appuyant sur l’exemple des collectivités locales déjà engagées dans des projets de construction à faible impact environnemental, et créer un label « collectivité exemplaire ».

Le guide Poutre en I, un atout pour la paroi ossature bois

Publication du guide « Conception des parois verticales en
poutres en I à base de bois – Conformément aux eurocodes »

Réalisé par FCBA et C4Ci – Financement CODIFAB

 

Plan de coupe : construction à ossature bois avec poutres en I, exemple d'une maison individuelle Depuis plus de 20 ans, de nombreux pays européens (Scandinavie, Allemagne, Autriche, Suisse, Belgique) ont adopté l’usage de la poutre en I comme élément porteur vertical au sein d’une paroi ossature bois. Cette technique est particulièrement appréciée dans l’habitat à basse consommation d’énergie et la maison passive.

L’usage de la poutre en I a donc tout naturellement été reproduit en France ces dernières année. Principalement sous l’effet d’initiatives individuelles de maîtres d’ouvrages, d’architectes, de constructeurs ou encore d’industriels.

Ce type de solution est particulièrement adaptée aux enjeux de la transition énergétique. Les professionnels de la poutre en I, entreprises de la construction bois, proposent un premier document collectif sur ce sujet, sous la forme d’un guide de conception et mise en oeuvre. Ce guide de promotion doit permettre au plus grand nombre de s’en approprier les principes.

L’ouvrage a été rédigé par l’institut technologique FCBA et le cabinet de conseil en ingénierie C4Ci. Cette expertise s’est appuyée sur les orientations d’un comité de pilotage réunissant les trois organisations professionnelles  du secteur (UICB, UMB-FFB et Capeb-UNA-CMA). Le financement a été assuré par le Codifab.

Conception, Matériaux, Justifications, Fabrication et mise en oeuvre

De manière générale, le guide traite principalement des exigences de sécurité, d’aptitude au service, de résistance au feu et durabilité des structures bois. Il n’entre pas dans le détail des justifications de l’enveloppe (acoustique, thermique, transfert de vapeur, étanchéité à l’eau ou à l’air, etc.).

Après une introduction aux atouts de cette technique, et un rappel du domaine d’application couvert, ce guide présente  de manière synthétique le principe constructif et les principes généraux de conception poutre en I et ossature bois. Les maîtres d’ouvrage et les architectes découvriront dans cette partie les avantages et particularités de la solution poutre en I.

Schéma de distribution des efforts horizontaux de vent dans les murs à ossature bois et poutre en ILes bureaux d’études et constructeurs amenés à concevoir et mettre en oeuvre ce type de paroi trouveront dans la seconde partie du document des informations techniques plus détaillées. Notamment sur les dispositions relatives aux matériaux, les méthodes de dimensionnement et de justification, ainsi que les éléments relatifs à la fabrication et la mise en oeuvre de ce type de parois.

La partie relative au dimensionnement et justifications est basée sur les acquis techniques et scientifiques partagés, qui permettent une première approche de la vérification et de la conception.

Les éléments présentés dans ce guide sont basés sur la règlementation et les normes en vigueur à la date de publication de ce guide. Les schémas et informations ont valeur d’exemple et n’exonèrent pas le lecteur de sa responsabilité et de l’exercice de ses devoirs professionnels.

 

page de garde du guide pratique "Conception des parois verticales en poutres en I à base de bois"

Téléchargez le Guide pratique « Conception des parois verticales en poutres en I à base de bois »

Téléchargez le guide « Construction bois et gestion de l’humidité en phase chantier »

La gestion de l’humidité en phase chantier dans les bâtiments thermiquement performants, a été identifiée comme capitale dans de nombreux rapports de retours d’expériences. Pour un principe constructif majoritairement à base de bois, le caractère intrinsèquement hygroscopique du matériau, doit être pris en compte, d’autant qu’il s’accompagne proportionnellement de variations dimensionnelles. Il convient donc de bien anticiper la gestion des variations hygrométriques de tous les ouvrages qui en sont composés, entre leur état en sortie d’atelier, en phase chantier et enfin en service.

Dans le cadre d’un financement CODIFAB (Comité Professionnel de Développement des Industries Françaises de l’Ameublement et du Bois), l’Union des Industriels et Constructeurs Bois a missionné le bureau d’ingénierie français Ingénéco Technologies, afin de réaliser un guide de gestion de l’humidité pour les opérations de construction bois.

 

Figure 19 du guide "Construction bois et gestion de l'humidité en phase chantier"Ce guide aborde les connaissances générales à maîtriser pour le traitement du sujet de la gestion de l’humidité et donne des dispositions générales à prendre ou à connaître. Il propose également des méthodes, moyens et exemples de prévention contre les augmentations excessives d’humidité en phase conception, avant le chantier (atelier, transport, stockage), pendant le montage, avant le second oeuvre et pendant le second oeuvre.

Des schémas explicatifs sont accompagnés de photographies illustrant des bonnes pratiques d’entreprises. En annexe de ce guide, les entreprises souhaitant se prémunir contre les risques d’une mauvaise mise en oeuvre de leurs matériaux pourront consulter et utiliser des fiches d’auto-contrôle type. Ces fiches concernent tout autant les points de vigilance à l’expédition des éléments bois, que leur réception sur le chantier que le montage avant mise hors-d’eau / hors-d’air.

 

Ce guide s’adresse à tous les acteurs d’un programme en construction bois : maîtrise d’oeuvre, maîtrise d’ouvrage, bureaux d’études, fabricants et constructeurs bois, entreprises de second oeuvre, entreprises de couverture et d’étanchéité, transporteurs. Il est complété par un Mémo Chantier, plus court, reprenant les éléments les plus significatifs afin d’être utilisé de façon opérationnelle à l’aide de fiches pratiques pour la protection en nez de dalle, la jonction entre planchers et éléments murs, au niveau des réservations et pour l’évacuation des eaux de pluie ou de neige fondue.

 

Téléchargez le guide complet

Téléchargez le Mémento de chantier

La construction bois au coeur de la Stratégie nationale bas-carbone

Logo de la stratégie nationale bas-carboneLe ministère de la Transition écologique et solidaire a publié fin avril la Stratégie française pour l’énergie et le climat.  Cette feuille de route fixe le cadre menant la France vers une société décarbonée, en mettant l’accent sur les avantages de la construction bois pour permettre au secteur du bâtiment d’atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050.

Retrouvez en ligne :

 

L’UICB se félicite de cet engagement de l’Etat, qui fixe des objectifs ambitieux pour la réduction de l’empreinte carbone des Français, notamment par la mise en oeuvre d’une transition vers une économie bas-carbone pour tous les secteurs d’activité. Les entreprises de la filière bois seront particulièrement intéressées par le contenu de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC). Voici les points importants à retenir de ce document de presque 200 pages :

 

Objectifs de la stratégie nationale bas-carbone pour le secteur du bâtiment

 

Renforcer l’absorption de carbone par le secteur forêt bois

  • Substitution des matériaux énergivores par des matériaux biosourcés
  • Augmentation de l’utilisation de biomasse forestière d’ici 2028 (multipliée par 1,5 entre 2016 et 2028)
  • Valorisation énergétique des produits biosourcés ou de déchets issus de ces produits qui se substituent aux énergies fossiles
  • Stockage carbone dans les produits bois et ceux à base de bois-déchet
  • Séquestration de carbone dans l’écosystème forestier
  • Volonté d’augmenter l’utilisation des feuillus

 

 

 

Développer l’usage du bois constructionObjectif 4 de la stratégie nationale bas-carbone : augmenter les puis de carbone

  • Augmenter les volumes prélevés en forêt à 75 Mm3 en 2050 (44 Mm3 en 2015)
  • Privilégier l’utilisation du bois en tant que matériau par rapport à l’usage énergétique
  • Multiplier par 3 d’ici 2050 l’usage des produits bois à longue durée de vie
  • Augmenter la surface forestière et le volume de bois utilisé à longue durée de vie pour compenser la perte de stock de bois sur pied dans les surfaces récoltées et renouvelées

 

Réduire les consommations d’énergie dans le bâtiment

  • Diminution de 95% des émissions du secteur bâtiment à l’horizon 2050
  • Lutter contre les passoires énergétiques
  • Accélérer la rénovation des bâtiments scolaires
  • Atteindre le niveau Bâtiment Bas Carbone par la rénovation complète de 370.000 logements par an jusqu’en 2030, qui 700.000 entre 2030 et 2050. Le même rythme sera adopté pour les bâtiments tertiaires

 

 

Afin de remplir ces objectifs, la feuille de route Stratégie nationale bas-carbone chiffre d’investissement nécessaire entre 15 à 25 milliards d’euros par an entre 2019 à 2032 dans le secteur du bâtiment.

Relance des chantiers : les escaliers bois prêts à poser

L’UICB et son groupement métier AFEB (Association des Fabricants d’Escaliers Bois) ont réalisé une enquête auprès des entreprises du secteur, entre le 30 avril et le 5 mai. Les fabricants et poseurs d’escaliers attendaient avec impatience le rédamarrage des chantiers de construction. Après plus d’un mois d’interruption, la filière des escaliers en bois a fait preuve d’une grande souplesse. Les entreprises peuvent déjà répondre à leurs clients pour achever les chantiers à l’arrêt et relancer partout la production et la pose. D’ici la fin de l’été, l’escalier bois se prépare à retrouver un niveau d’activité quasi-normal. Mais l’AFEB veut éviter que l’accumulation des retards pèse sur la reprise.

 

Après un moi d’avril sans activité, tout est prêt à repartir

arret-activite-covid19-escaliers-bois-afeb-uicbTrès peu d’entreprises ont pu continuer à produire depuis le début du confinement, avec un arrêt quasiment complet constaté parmi les adhérents de l’UICB-AFEB, depuis le 13 avril. La nouvelle période qui s’ouvre la semaine prochaine devrait connaître une réouverture massive des chantiers. Le redémarrage de la construction a déjà commencé, les entreprises interrogées constatent un redémarrage chez tous leurs clients qu’ils soient promoteurs, constructeurs ou artisans.

 

Les fabricants et poseurs d’escaliers, comme leurs confrères de toute la filière bois, ont rencontré des difficultés pour s’équiper en matériels de protection individuelle (EPI : masques, gants, gel) mais elles sont aujourd’hui résorbées. Ils soulignent aussi la complexité à mettre en place un Plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS) qui assurera des conditions de travail sûres pour leurs compagnons. Enfin, la mise en place des mesures sanitaires peut s’avérer difficile quand il s’agit de le faire en coordination avec les autres acteurs de certaines opérations.

 

Un mois pour préparer la reprise

La quasi-totalité (92%) des entreprises de la filière ont dû recourir aux dispositifs d’activité partielle, permettant ainsi aux salariés de traverser cet arrêt d’activité dans la sécurité sanitaire et économique. Mais quelques ateliers ont pu continuer à tourner au ralenti pendant le confinement, leur permettant de conserver la capacité de se projeter rapidement vers une relance au moins partielle.

L’arrêt de la production et de la pose n’a pas empêché la poursuite de certaines fonctions essentielles pour assurer la reprise : 61% des entreprises ont su mettre en place le télétravail pour leurs services commerciaux, administratifs et bureaux d’études. Cette adaptation  des escaliéteurs aux conditions imposées par le confinement permettra un redémarrage rapide de leur activité. La souplesse des entreprises sera l’une des clés du rebond économique pour tout le secteur du bâtiment.

 

L’été s’annonce décisif pour assurer la relance de l’activité

activite-covid19-vision-prospective-escaliers-bois-uicb-afebD’ici la fin du mois de septembre, les entreprises interrogées espèrent rattraper peu à peu le retard accumulé depuis mars. S’il est difficile de se projeter pour l’instant au-delà de cette échéance, l’été s’avère décisif pour assurer les bases d’une reprise solide.

Les escaliers faisant partie des dernières mises en œuvre, les entreprises sont dans les starting-blocks pour répondre aux commandes dès que possible. Cette spécificité d’être en bout de chaîne fait justement craindre un effet domino pour le secteur si la reprise dans le bâtiment tardait trop. L’UICB restera donc vigilante, en incitant notamment les maitres d’œuvre à faire preuve de bon sens pour éviter des surcoûts inutiles.

 

Pour une reprise durable et responsable

Enfin, si la reprise est aussi urgente qu’indispensable, il est également nécessaire qu’elle soit durable et responsable. L’UICB encourage donc tous les donneurs d’ordre, et bien entendu les pouvoirs publics, à faire de ce moment de crise une opportunité de réflexion et de questionnement de leurs pratiques.

 

L’Union des Industriels et Constructeurs Bois encourage notamment :

  • à privilégier un choix de prestations ou de produits de construction basé sur la qualité, et à s’appuyer sur des critères clairs et objectifs
  • à ne pas sacrifier les objectifs en matière de sécurité des populations, en évitant un assouplissement de la norme de fabrication pour les garde-corps
  • à encourager la création d’emplois et de richesses dans notre pays, en faisant appel à des entreprises qui disposent de leur outil de production sur le territoire national

Guide de sécurisation pour les blocs-portes en bois sur pivots linteau

L’ATF-BPT publie un guide de contrôle et de sécurisation pour les blocs-portes en bois équipés de pivots linteau.

Ce document s’adresse aux entreprises de mise en oeuvre ainsi qu’aux propriétaires de parcs immobiliers (hôpitaux, groupes scolaires, EHPAD, etc.). Il comporte 6 types de recommandations :

  • Jeux à respecter
  • Contrôle de la penture haute
  • Contrôle de la penture basse
  • Installation et environnement du bloc-porte (butée)
  • Recommandations de maintenance
  • Terminologie

 

L’Association Technique des Fabricants de Blocs Portes Techniques (ATF-BPT)
est membre de l’UICB

Guide de contrôle et de sécurisation des blocs-portes bois sur pivots linteau

Téléchargez le guide de l’ATF-BPT

Coronavirus – Poursuite de l’activité sur les chantiers de construction

 

Lettre ouverte de l’UICB aux membres du gouvernement

 

L’Union des Industriels et Constructeurs Bois (UICB) regroupe les entreprises de la construction et de la fabrication de solutions constructives en bois et matériaux biosourcés. Notre organisation professionnelle a donc la particularité de fédérer à la fois des industriels fournisseurs et des entreprises de construction. Elle dispose ainsi d’une vision complète sur l’ensemble de la chaîne du secteur de la construction bois.

Nos entreprises estiment qu’une poursuite de l’activité dans leurs secteurs est possible, et même souhaitable. Mais pour que celle-ci soit durable, responsable et soutenue, un certain nombre de conditions doivent être remplies.

 

Un constat partagé : des difficultés à poursuivre la plupart des chantiers de construction

 

Malgré une volonté partagée des salariés et des chefs d’entreprises de tout mettre en œuvre pour assurer la continuité de production et de prestation pour leurs clients, la réalisation des chantiers s’avère aujourd’hui très difficile.

En effet, conformément aux décisions prises par le gouvernement, nos entreprises se doivent, bien entendu, de respecter scrupuleusement les dispositions destinées à ralentir la propagation de la pandémie. C’est la responsabilité morale et juridique du chef d’entreprise. Ces dispositions sont plus ou moins faciles à appliquer en fonction des situations, sur site de production ou sur chantiers. Dans un certain nombre de cas, elles peuvent être contradictoires avec les conditions pratiques d’exercice professionnel : promiscuité dans les ateliers, sur les chantiers, dans les véhicules, sur les zones de vie et de repos, etc. Elles peuvent aussi nécessiter des équipements (masques, gants, gel hydro-alcoolique, outillages en nombre suffisant) qui sont peu ou pas disponibles.

La difficulté de mise en œuvre de ces mesures sanitaires provoque une légitime inquiétude chez les salariés qui, sans forcément exercer leur droit de retrait, manifestent leur réticence à exercer une partie des tâches leur incombant habituellement. Nos chefs d’entreprise savent entendre cette inquiétude et la prendre en compte. Cette réticence des salariés est d’autant plus grande que l’une des dispositions clés pour prévenir la propagation du COVID 19 est le confinement. A cette inquiétude des salariés, s’ajoutent des difficultés logistiques (transport, hébergement…) ne permettant pas toujours la réalisation de leurs missions dans des conditions prévues par le droit du travail. De plus, plusieurs entreprises nous ont fait savoir que leurs salariés étaient empêchés de rejoindre les chantiers à l’occasion de contrôles routiers par les forces de l’ordre.

Outre ces obstacles, nous constatons par ailleurs que depuis les annonces du 16 mars, la plupart des chantiers sont arrêtés, du fait des maitres d’ouvrage privés…ou publics. De nombreuses collectivités, mairies ou régions, ont ainsi ordonné la suspension des travaux.

Enfin, un certain nombre d’entreprises commence à connaître des ruptures d’approvisionnement en composants voire en matière première. Ces ruptures sont provoquées par des arrêts de production dans certains secteurs ou par des problèmes de transport.

Sur nos marchés, où une large part des éléments de construction est préassemblée sur sites de production, ceux-ci connaissent donc une baisse rapide de leur activité du fait de l’effondrement de la demande chantier et des contraintes logistiques (notamment en matière de transport de pièces volumineuses).

 

Un objectif commun : donner la priorité à la construction pour poursuivre l’activité dans de bonnes conditions

 

Nous estimons que la continuité de l’activité dépend aujourd’hui de la mise en place de certaines mesures, tout autant que de l’engagement collectif de nos entreprises, de nos collaboratrices et de nos collaborateurs.

Nous souhaitons que soit fixée par l’Etat, après concertation avec les professionnels et les organisations syndicales de salariés du secteur, une date à partir de laquelle le secteur « bâtiment/construction » dans son ensemble sera considéré comme secteur prioritaire et activité essentielle à la Nation. Ce caractère prioritaire devra notamment se traduire par la capacité des pouvoirs publics à mettre à disposition des entreprises les équipements individuels (masques et gants en particulier) en quantité suffisante pour permettre le respect des mesures sanitaires et des dispositions du Code du travail relatives à nos activités.

Avant cette date, et à compter du 17 mars, nous souhaitons que les dispositions habituelles du Code du travail sur l’activité partielle et que les mesures exceptionnelles mises en œuvre par l’Etat pour soutenir les acteurs économiques, s’appliquent sans condition et sans restriction à l’ensemble des entreprises de notre secteur. Après cette date, nous encourageons les pouvoirs publics à moduler l’application de ces dispositions et de ces mesures.

Nous souhaitons également qu’entre le 17 mars et la date fixée pour la « priorisation » du secteur du bâtiment, les pouvoirs publics, en concertation avec les professionnels, examinent toutes les solutions possibles pour prévenir les décisions unilatérales, prises par les maîtres d’ouvrage publics ou privés, de fermeture de chantier ainsi que pour la mise en place d’un moratoire sur les pénalités de retard sur cette période. Il est par exemple essentiel que les prochaines lois d’habilitation créent un cadre juridique de continuité clair et transparent pour tous.

Simultanément à ces mesures, l’UICB incitera ses entreprises adhérentes à la poursuite de l’activité et les accompagnera au mieux. S’appuyant sur l’expertise des organismes de prévention et la médecine du travail, ainsi que sur les recommandations déjà formulées dans certains secteurs, l’UICB et, plus largement la filière Bois-Forêt, sont d’ores et déjà en train de réaliser une série de recommandations permettant de concilier protection optimale des salariés et continuité de l’activité.  Ces recommandations sont une déclinaison sectorielle des préconisations gouvernementales, enrichie des premières remontées d’information de nos entreprises. Nous les diffuserons, bien entendu, à l’ensemble des acteurs intéressés.

En écho aux déclarations de M. Le Ministre de l’Economie et des Finances, nous sommes naturellement à la disposition des pouvoirs publics comme de nos organisations homologues du secteur de la construction et des industries de construction pour contribuer ensemble à la mise en œuvre de solutions efficaces pour assurer la sécurité de tous en assurant la continuité des activités économiques essentielles.

 

Le Président de l’Union des Industriels et Constructeurs Bois

 

            Frédéric CARTERET

Les professionnels de l’immobilier plébiscitent le bois

Le Groupe ESPI a réalisé une enquête sur « Les métiers de l’immobilier et le Bois », à l’initiative de l’UICB et avec le soutien du CODIFAB.

Réalisée en octobre 2019, l’enquête porte un diagnostic sur la perception de l’utilité du bois

Inès TROJETTE, enseignant chercheur à l’ESPI (École Supérieure des Professions Immobilières – 5 campus en France, 1800 étudiants) : « Nous avons interrogé 364 personnes qui travaillent dans l’immobilier ou qui se préparent à y faire carrière : professionnels en activité, Professeurs, diplômés et étudiants. Nous leur avons posé 36 questions afin d’avoir l’idée la plus précise possible de leur perception du bois. Ces questions portaient sur 7 sujets principaux : l’écologie, l’économie, la technique, la sécurité, l’esthétique, le confort et la santé. Je dois dire que les réponses à certaines questions m’ont surpris. Ils révèlent beaucoup d’idées préconçues sur le bois mais également sa très forte attractivité. »

 

 

Résultats de l’enquête :

L’analyse détaillée des résultats montre les facteurs d’attractivité du matériau bois dans la construction :

– Le bois évoque la modernité, l’élégance et la solidité

– Le bois est un matériau renouvelable, il fait baisser l’impact carbone de la construction et réduit les dépenses énergétiques

– Les personnes interrogées ont conscience qu’en utilisant du bois, on raccourcit la durée d’un chantier

– Plus le niveau d’étude de la personne interrogée est élevé, plus le bois est jugé comme attractif

 

Cependant, les répondants expriment des inquiétudes et une certaine sous-information :

– Une majorité d’entre eux pensent que le coût de la construction est plus cher, et les coûts d’entretien plus importants

– De la même façon, les insectes xylophages (termites) sont une contrainte pour la construction en bois

– Le bois est jugé plus dangereux que d’autres matériaux (craintes d’incendie)

– Ils soulignent le manque de formation et de spécialistes du bois, ainsi qu’une communication insuffisante sur l’usage du bois

 

Le bois : matériau d’avenir

Le bois est de plus en plus utilisé pour construire des bâtiments en France, notamment pour construire des maisons individuelles. Le marché se porte bien, avec 1.7 milliards d’€ de chiffre d’affaires dans le domaine de la construction bois, 28 000 emplois directs dans la mise en oeuvre, 25 000 dans la fabrication et plus de 2500 entreprises.

Romain CANLER, délégué général de l’UICB : « Utiliser le bois dans la construction représente un formidable potentiel. Grâce à des choix de conception réfléchis, le bois peut limiter les émissions de gaz à effet de serre. Et permet bien entendu d’adopter une démarche d’éco construction. L’enquête du Groupe ESPI montre que chez de nombreux acteurs de l’immobilier subsiste une importante sous-information et certains préjugés. Mais il y a du positif pour nous, industriels et constructeurs bois, car la plupart de ces acteurs reconnaissent les vertus prêtées au bois : l’élégance, la robustesse et la solidité. »

 

Pour en savoir plus, téléchargez les supports de l’étude sur le site du CODIFAB :

Rapport de l’étude : les professionnels de l’immobilier et le bois (Ines Trojette – ESPI, 5 pages, 2019)

Présentation de l’étude (power-point de restitution du 6 décembre 2019)

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